Le Grand Barouf du Numérique 2019

le

Bearstech | Dernière mise à jour : 2019-03-27

Le Grand Barouf du Numérique 2019 s'est tenu les Mercredi 20 et Jeudi 21 mars à la Chambre de commerce et d'Industrie de Lille.

La Métropole Européenne de Lille organisait sa 3e édition sur le sujet central "QUI GOUVERNE LE MONDE ?". Nous avons naturellement été curieux de nous y rendre, en tant que spectateur, mais pas que. Quand vous franchissez la porte de l'évènement, vous voici député du Grand Barouf, vous allez être invités à voter pour 9 propositions de lois autour du numérique. Un concept très intéressant, relativement simple à reproduire lors d'autres rassemblements et qui permet de voir émerger des propositions concrètes.

C'est donc dans le cadre prestigieux de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lille que plus d'une vingtaine d'intervenants ont débatu, dans des formats relativement courts et denses, autours des 3 thématiques sous-jacentes.

  • Donner nos données, pour le meilleur et pour le pire ?
  • Le numérique va-t-il sauver ou tuer la démocratie ?
  • Le numérique : pompier ou pyromane du changement climatique ?

A l'issue de ces présentations, il était demandé aux participants de faire émerger une proposition, portée aux voies de tous. De nombreux sujets connexes ont également été évoqués, comme le droit universel de l'accès à l'internet, défendu par Nanjira Sambuli de la World Wide Web Foundation.

A l'heure du règlement européen sur la protection des données personnelles, l'utilisation des données générées par les réseaux sociaux, notre première thématique a été largement débattue. Il a par exemple été retenu comme proposition que les internautes utilisateurs de réseaux sociaux puissent conserver un droit total sur leurs données personnelles, ceci incluant la possibilité de les vendre, uniquement de leur propre initiative. Ces données personnelles, aujourd'hui la propriété d'entreprises dans l'immense majorité des cas sont exploitées, partagées ou revendues (par exemple pour permettre à des tiers de développer des applications, ou cibler de la publicité). Une autre posture aurait par exemple été d'obliger à leur anonymisation et les laisser accessibles à tous, de manière transparente, afin d'alimenter en données le modèle de l'open data.

A la question si la démocratie survivra à Internet ou si au contraire Internet sauvera la démocratie, la grosse actualité de cette annnée qui a fait se soulever la problématique de l'impact des manipulations de grande échelle sur nos démocraties, c'est le scandale Cambridge Analytica qui a permis aux équipes de Donald Trump pendant la campagne présidentielle américaine de collecter à leur insu des données via un questionnaire "psychologique", portant sur 87 millions d'utilisateurs de Facebook. Comme souvent les propositions de Benjamin Bayart, argumentées avec le talent qu'on lui connait n'auront pas manqué de détonner, plaidant pour une transparence totale et même une ouverture des algorithmes utilisés par les réseaux sociaux. Benjamin Bayart s'inquiète également du débat gouvernemental autour des Fake News, il confiait ainsi à 20 minutes "Quand on nous dit : « L’État va collaborer avec Facebook pour faire la chasse aux fakes news ». C’est extrêmement inquiétant. Un gouvernement décide le vrai du faux et se met d’accord avec les plus puissants manipulateurs pour vous faire admettre que le vrai gouvernemental est vrai et que le faux gouvernemental est faux. C’est de la manipulation à très grande échelle."

Enfin, la question de l'impact écologique de l'IT a donné lieu à des échanges très riches et plusieurs propositions visant à réduire l'empreinte carbone, comme par exemple cette proposition visant à attribuer à chaque Internaute 30go de transfert de données mensuel, une proposition qui a fait polémique à l'heure du tout HD et des modèles centralisés et redondés proposés par les clouds publics. Un excellent track intitulée "De la loi de Moore à la taxe carbonne" réunissant Daniel Kaplan, Marc-david Choukroun, Yaël Benayoun, Manuella Cunha Brito, Benjamin Tincq et Natalia Calderon Beltran concluait sur le fait que ce n'est pas le numérique qui a lui seul apportera la solution (évoquant par exemple l'impact écologique et social des trotinettes électriques dans Paris, les infrastructures du Cloud... comme contre-exemples). Il a été acté que si les entreprises IT ont des débouchés réels dans les technologies green, elles ont besoin de trouver leur marché, c'est à dire de constituer une chaine end to end, allant du décisionnaire politique à la cible (les utilisateurs finaux), pour entrer dans un développement vertueux, et durable.

Service Hébergement et Infogérance symfony

Bearstech vous propose ses services Hébergement et Infogérance symfony

Découvrir ce service

Partager cet article

Flux RSS

flux rss

Partager cet article :